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dimanche 13 septembre 2009

Moonlight

Une pulsion musicale.
Une composition à la minigratte, 2 pistes, 30 minutes de composition/enregistrement/mixage, 45 secondes de musique.

Et ça sonne comme une musique de film. Un peu trop à mon goût même, je sais pas où j'ai pu choper cette idée.

Comme d'habitude, j'ai la flemme de chercher un endroit pour uploader de la musique alors je fais une pseudo vidéo, ici avec une jolie image de Lune que j'ai prise cet été au téléobjectif sur l'île d'Oléron.
Pour les facebookiens qui voient pas la vidéo et donc qui peuvent pas entendre le son, faut aller ici: http://soulchapo.blogspot.com c'est mon blog et sans me vanter il est génial (et super fréquenté surtout).



Voilà, si quelqu'un reconnaît la musique que j'ai copiée sans le vouloir (ça me fait penser à une musique de film alternatif américain, genre Juno, Little Miss Sunshine ou Garden State avec de la pop planante indépendante américaine en BO), qu'il ou elle me le dise parce que ça me saoûle de pas trouver...

mercredi 22 juillet 2009

Minigratte

Dans la série instruments de musique faits maison, je vous présente la petite dernière. C'est une guitare à 3 cordes fabriquée à partir de matériaux de récupération.


Elle est plutôt mignonne, non?

La caisse est faite à partir d'une boite de Quality Street en métal et le manche est un morceau de bois traversant la caisse et possédant des attaches pour les cordes à chaque extrémité. Les cordes sont des cordes de guitare classique en nylon entouré de métal, les 3 plus graves. La guitare est acordée pour jouer un accord de ré mineur à vide (Ré-Fa-La du plus grave au plus aigu) comme ça il suffit d'utiliser un bottleneck pour jouer tous les accords mineurs et d'ajouter un doigt sur la corde du milieu pour les accords majeurs.

Le système d'accordage est une création personnelle dont je ne suis pas peu fier, d'autant plus qu'il fonctionne très bien. Il est formé par une équerre métallique placée au bout du manche et par trois boulons. En serrant les écrous, on amène les têtes de vis vers l'extrémité du manche et on augmente la tension dans les cordes. Ces pièces sont les seules que j'ai achetées (5 euros pour le tout), le reste de la guitare est entièrement en matériaux récupérés, dans ma cave pour la plupart.


Oui, je suis vraiment fan de mon système d'accordage. En même temps j'ai passé plusieurs heures à réfléchir à ce problème pour trouver une solution simple, fiable et pas chère.

Donc voilà, après une dizaine d'heures de travail dans ma cave, la bête a poussé ses premiers cris aujourd'hui. Et elle miaule très bien pour ce qu'elle est (hihi métaphore filée).

Après plusieurs minutes d'apprentissage, j'ai enregistré quelques sons. Le seul moyen que j'ai trouvé pour les mettre en écoute a été de les intégrer à une vidéo. Voici donc les extraits sonores joués par moi (moins d'une heure de pratique alors indulgence, please) avec en fond une photo inédite parce que c'est mieux qu'un fond noir.



Voilà, c'était la dernière création des vacances, probablement la plus complexe à moins que je sois pris d'une idée encore plus bizarre une fois revenu à la fin du mois d'août.

lundi 20 juillet 2009

Poubelle-basse

Mais de quoi s'agit-il?
D'une poubelle?
D'une basse?
Des deux?
En fait, rien de tout cela.

Une poubelle-basse n'est plus une poubelle puisqu'elle ne peut être utilisée de cette manière.
Une poubelle-basse n'est pas une basse et ne l'a jamais été.

Mais alors, qu'est-ce qu'une poubelle-basse?
Une poubelle-basse, c'est le monstre de Frankenstein de la musique. C'est le résultat du croisement d'une poubelle, d'un manche en bois et d'une corde à linge.

En fait, une poubelle-basse c'est ça:


Selon certains, il paraît que c'est un instrument de musique.

J'ai fabriqué celle-ci la semaine dernière à partir du matériel trouvé dans le garage des vacances et de 2 mètres de cordelette qui m'ont coûté 1 euro (bon en fait un peu plus parce que j'ai testé différentes tailles de corde).

Le principe de fonctionnement est très simple. La corde est attachée d'une part au manche (à l'aide d'un petit clou) et d'autre part au fond de la poubelle (à l'aide d'un petit trou et d'un petit bout de bois pour la bloquer en dessous). Le manche possède une encoche à sa base pour s'intégrer dans le rebord de la poubelle, comme représenté sur la photo suivante.


Pour en jouer, on prend un petit support pour que la poubelle ne soit pas totalement collée au sol (ça permet de faire sortir le son), on place un pied sur le haut de la poubelle et une main tient le manche. Ensuite, il suffit de gratter la corde tout en faisant varier la hauteur de la note obtenue en tirant plus ou moins sur le manche pour modifier la tension.

Sur le papier, c'est enfantin.

Dans la réalité, il faut se battre un peu et faire pas mal travailler son oreille pour saisir les bonnes notes. Au bout de quelques heures de pratique, je pouvais jouer "Au clair de la Lune" et "Seven Nation Army" des White Stripes.

Le son est évidemment pas terrible mais plutôt surprenant pour du matériel aussi pourri. Et quelquefois, certaines notes sonnent presque contrebasse (bas de gamme en plastique mais quand même). J'avais fait un enregistrement (avec mon mp3 pourri) de mon interprétation magnifique de "Au clair de la Lune" mais le son est vraiment foireux et mon logiciel de montage audio veut pas me le lire donc ça sera pour quand les problèmes techniques seront résolus.

Voilà, les experts utilisent ça en groupe (le bassiste des Fils de Teuhpu en avait sorti une lors d'un concert et l'avait bien fait sonner), personnellement il faudra attendre un peu.
N'empêche que ça reste un petit truc marrant à fabriquer et pas trop long (moins d'une heure, c'est surtout l'encoche qui était un peu compliquée à réaliser).


Le saviez-vous?
Quand la caisse de résonnance de ce genre d'instrument est réalisée à l'aide d'une bassine métallique, cela s'appelle une contrebassine...

dimanche 5 juillet 2009

Le fil est magique

Et une nouvelle journée occupée par n'importe quoi!

285 images, une heure trente de prise de vue et autant de montage et bande son.
Pour 23 secondes de film...
Le scénario est librement inspiré des nouvelles aventures de Jo le bonhomme (BD by Yuko).

Et le résultat est là:



Les chaussures jaunes sont très utiles en plus d'être magnifiques. Parce que le bonhomme, ben il tient pas en équilibre tout seul. Et surtout qu'il doit des fois tenir des poses compliquées. Donc ses chaussures sont jaunes tout simplement parce qu'elles sont en patafix, comme ça il peut tenir dans n'importe quelle position...

mardi 23 juin 2009

Pensées diverses

"De toute façon on est toujours tout seul." C'est incroyable ce qu'il avait raison mon prof de philo.

Depuis l'enfance cette impression d'être un escroc partout, de n'avoir jamais rien mérité.

Il y a une semaine, je riais de Cioran en commençant "De l'inconvénient d'être né". Maintenant je le comprends. L'écriture est exutoire, les maux deviennent mots. La lecture, c'est l'inverse.

Toujours, en permanence la pire des interrogations "Est-ce réel?". Et toujours la même réponse, la seule valable, indétrônable "Peut-être".

Il suffit qu'un piano joue des accords mineurs et des intervalles courts pour qu'on ait tous envie de pleurer comme des madeleines. "Manipulé, moi? Jamais!"

Il n'y a rien de plus illusoire que la liberté. Qui peut sans mentir prétendre "Je suis libre"? On aime trop nos chaînes, nos aliénations petites ou grandes. On accuse l'État ou bien la société de limiter notre liberté. Mais mon premier geôlier, c'est moi-même.

On a tous nos drogues. On a tous besoin d'une échappatoire, d'une source de plaisir direct sans intermédiaire, même si l'on doit s'en rendre dépendant et y laisser une part de nous-même à chaque fois. Putain d'endorphines.

Il est impossible de discuter avec des croyants. Que peut-on répondre à "Je le sais parce que j'y crois"?

A de multiples occasions, la forte tentation de l'existence d'un dieu. Puis le sentiment que c'est finalement beaucoup plus marrant et logique sans.

L'écriture dilue la douleur. Elle divertit l'esprit, le force à se concentrer sur les mots, la forme, l'expression plutôt que sur le sentiment lui-même.

Cherche désespérément à éviter la spécialisation. Je veux m'intéresser à tout, tout connaître, tout comprendre. Mais seulement si peu de temps.

Je sais que la perfection m'ennuierait. Mais qu'est-ce que je la recherche...

Je me surprends des fois à souhaiter être né idiot.

C'est quand on regarde les pubs sans le son à la télé qu'on peut apprécier le travail sur l'image, les couleurs... C'est l'art au service de la manipulation. C'est beau.

La tentation parfois de proclamer que je suis unique. Unique au milieu d'uniques, comme un zèbre au milieu d'un troupeau de zèbres.

Qu'est-ce qui m'attire dans la musique? Le fait de ne pas savoir ce qui m'attire dans la musique.

Au fur et à mesure des réflexions, l'impossibilité de plus en plus flagrante de prendre position. La réflexion tue l'action, tue l'instinct. Toutes les activités de l'homme sont animales et pas réfléchies.

J'ai l'impression que les chats nous narguent, nous regardent de haut. Comme s'ils avaient saisi un élément primordial du monde qui nous aurait échappé en chemin.

Tant de questions posées, un univers de questions et, au delà, d'autres questions. Même les réponses sont des questions.

Certains trouvent rassurant l'existence du Big Bang, d'un début à l'univers. Ils ne doivent pas avoir saisi que le Big Bang est la création de l'espace et du temps eux mêmes. L'image d'une tête d'épingle qui s'étend est répandue. Oui mais, il s'étend dans quoi? L'espace lui même est une création du Big Bang. Et qu'y avait-il avant le Big Bang? La réponse n'est pas "rien". C'est beaucoup plus complexe et absurde que ça. On ne peut même pas parler de "avant" ni même de "temps". Personnellement, ça m'angoisserait moins que l'on me dise que l'univers existe depuis toujours et qu'il ne s'étend pas. Un univers fixe et immuable est tellement moins source d'interrogations.

dimanche 17 mai 2009

Concert

Rien de prévu le samedi 30 mai, venez nombreux!



7 raisons de venir:

Un super concert, gratuit en plus, où vous aurez l'occasion de mettre en pratique mon guide sur les bassistes pour me repérer.

Une occasion unique de faire connaissance avec moi, ma vie, mon oeuvre, mon génie naturel...

La chance incroyable de pouvoir écouter le futur groupe qui va tout déchirer dans un avenir plus ou moins proche et plus ou moins réel: IDS.

Une opportunité rare de découvrir mon chapeau et ma basse ainsi que mon talent incroyable pour manipuler ces deux objets.

Danser toute la soirée sur des musiques allant de calme à agité sans débourser un seul centime, sauf pour se désaltérer entre deux chansons.

IDS, IDS et encore IDS.

Moi, moi et surtout moi.


Ps: Les autres groupes sont pas mal non plus, même très bien...


http://myspace.com/inderstation

http://myspace.com/fredxfresh

http://myspace.com/bleedingpigs

http://myspace.com/lordsofthepint

lundi 20 avril 2009

Ecriture automatique

Un texte ressorti de mon Deviantart que j'avais écrit le 2 janvier de cette année, assis à 10h du matin dans la cathédrale de Rouen. C'était quasiment de l'écriture automatique, pas de pause entre les phrases, pas de ratures, pas beaucoup de sommeil, j'ai juste essayé d'exprimer le plus possible avec des mots l'état de ma pensée au moment de l'écriture, d'où les changements de sujet sans rapports entre eux.


Assis au milieu de la nef, au premier rang, je prie. Dieu? Non! Enfin, si. Non pas le Dieu des chrétiens, des juifs ou des musulmans, je prie le seul et unique Dieu: la nature humaine. Celle-là même qui, à force de persévérance, a su bâtir une telle merveille. Celle-là même qui, sans machines, s'est élevée jusqu'à toucher les cieux. Celle-là même qui a disparu avec l'avènement de notre civilisation presse-bouton.
J'ai foi en l'Homme. Du moins, je le crois. Je dois être un peu rousseauiste. J'en veux à la société, au système qui fait gagner les plus fourbes et les plus habiles mais pas les plus aptes. J'en veux aux paroles vaines, à l'égoïsme, la cupidité. Oh, je fais partie de ce système, je m'en sers même, mais, ce faisant, je me corromps et je m'exècre. Vaines et futiles paroles, une nouvelle fois. J'aime trop la vie pour faire le seul acte qui pourrait m'éviter ces extrêmes.

Les pas résonnent sous la voûte, les talons claquent. Seuls demeurent les échos, une fois les âmes parties. En contrepoint les cantiques enregistrés qui m'ont fait m'arrêter, m'asseoir et écrire. Tout à l'heure, il y a eu Bach.
Ça y est, je crois que je suis seul maintenant. La rumeur de la ville est étouffée par les murs de pierre de la majestueuse bâtisse. Seules les flammes vacillantes des cierges me tiennent compagnie sans pouvoir, hélas, me réchauffer.

Je crois que c'était une bonne idée de sortir. Elle me vaudra peut-être un bon rhume mais qu'importe! Remarque, je dis cela maintenant mais quand ça me tombera dessus, je serai le premier à me traiter d'abruti.

Le recto de ma feuille est presque fini.

_Dois-je m'arrêter ou continuer?
_Et toi, qu'en penses-tu?
_Moi je pense que cela t'occupe et te fait du bien mais d'autre part tes mains sont gelées.
_Trop tard, la page est déjà tournée.

Dommage que je sois myope, je n'arrive même pas à voir Jésus sur sa croix, là, au fond.

Si l'on m'avait dit qu'un 2 janvier à 10h05, je serais au premier rang de la cathédrale de Rouen, en train d'écrire un texte sans réfléchir. Les gens doivent me prendre pour un suicidaire qui écrit sa dernière lettre.

J'ai toujours aimé les églises. Je crois que les cathédrales sont les plus belles œuvres architecturales qui puissent exister.

Un homme prend une photo des vitraux avec son téléphone mais, comme chacun d'entre nous, ne les regardera pas après. Mais bon, c'est humain.
On cherche à garder une trace de la beauté, de l'enfermer, la garder pour soi. Mais la beauté est éphémère. La beauté est faite pour être appréciée et pour être qualifiée de beauté au fil des gens. Une beauté jalousement gardée ne peut que se faner.

J'avais jamais fait autant d'écriture automatique, c'est vrai que ça soulage, ça détend. Les mots volent du cerveau (partie idées) au crayon sans passer par la case censure. Pas fait pour être lu, pas de volonté de plaire, pas de lecteur à convaincre. Ceci dit, je ne vais pas me mettre à étaler ma vie privée ici non plus. Le privé restera dans ma tête.
Les seules idées qui jaillissent sont celles qui sont aptes à être communiquées, à être pensées. Ceci dit, une idée jalousement gardée ne se racornit-elle pas comme la beauté?

Je tremble de plus en plus, je crois que je vais m'arrêter et écouter un peu la musique. Ensuite, je marcherai puis je rentrerai.

Message n°1

Bienvenue personne...

Je sais pas vraiment pourquoi j'ai eu envie de créer un blog passé la période adolescente où il m'en fallait un. Ça doit être cette sorte d'exhibitionnisme que l'on a tous plus ou moins en nous, cette envie d'écrire des trucs que n'importe qui pourrait voir mais qui en raison de la taille du net resteront invisibles. Un peu comme ce clochard schizo qui parle tout seul de politique dans le métro...

Eh bien, personne, je vais te raconter ma vie, mes idées, mes pensées même si t'en a rien à foutre parce que j'en ai le droit et la possibilité et que surtout j'en ai envie (du moins pour l'instant). Je sais pas trop ce que ça va donner mais au moins je saurai que pour toutes mes pulsions exhibitionnistes, il y aura un endroit où les réaliser. Oui, je sais, ça fait un peu flippant dit comme ça et peut-être que ça le deviendra vraiment mais ça m'étonnerait, je sais me tenir quand même, même virtuellement.

Ceci dit, j'ai pas grand chose à ajouter, à part: voilà le message n°1 est fini...