lundi 20 juillet 2009

Poubelle-basse

Mais de quoi s'agit-il?
D'une poubelle?
D'une basse?
Des deux?
En fait, rien de tout cela.

Une poubelle-basse n'est plus une poubelle puisqu'elle ne peut être utilisée de cette manière.
Une poubelle-basse n'est pas une basse et ne l'a jamais été.

Mais alors, qu'est-ce qu'une poubelle-basse?
Une poubelle-basse, c'est le monstre de Frankenstein de la musique. C'est le résultat du croisement d'une poubelle, d'un manche en bois et d'une corde à linge.

En fait, une poubelle-basse c'est ça:


Selon certains, il paraît que c'est un instrument de musique.

J'ai fabriqué celle-ci la semaine dernière à partir du matériel trouvé dans le garage des vacances et de 2 mètres de cordelette qui m'ont coûté 1 euro (bon en fait un peu plus parce que j'ai testé différentes tailles de corde).

Le principe de fonctionnement est très simple. La corde est attachée d'une part au manche (à l'aide d'un petit clou) et d'autre part au fond de la poubelle (à l'aide d'un petit trou et d'un petit bout de bois pour la bloquer en dessous). Le manche possède une encoche à sa base pour s'intégrer dans le rebord de la poubelle, comme représenté sur la photo suivante.


Pour en jouer, on prend un petit support pour que la poubelle ne soit pas totalement collée au sol (ça permet de faire sortir le son), on place un pied sur le haut de la poubelle et une main tient le manche. Ensuite, il suffit de gratter la corde tout en faisant varier la hauteur de la note obtenue en tirant plus ou moins sur le manche pour modifier la tension.

Sur le papier, c'est enfantin.

Dans la réalité, il faut se battre un peu et faire pas mal travailler son oreille pour saisir les bonnes notes. Au bout de quelques heures de pratique, je pouvais jouer "Au clair de la Lune" et "Seven Nation Army" des White Stripes.

Le son est évidemment pas terrible mais plutôt surprenant pour du matériel aussi pourri. Et quelquefois, certaines notes sonnent presque contrebasse (bas de gamme en plastique mais quand même). J'avais fait un enregistrement (avec mon mp3 pourri) de mon interprétation magnifique de "Au clair de la Lune" mais le son est vraiment foireux et mon logiciel de montage audio veut pas me le lire donc ça sera pour quand les problèmes techniques seront résolus.

Voilà, les experts utilisent ça en groupe (le bassiste des Fils de Teuhpu en avait sorti une lors d'un concert et l'avait bien fait sonner), personnellement il faudra attendre un peu.
N'empêche que ça reste un petit truc marrant à fabriquer et pas trop long (moins d'une heure, c'est surtout l'encoche qui était un peu compliquée à réaliser).


Le saviez-vous?
Quand la caisse de résonnance de ce genre d'instrument est réalisée à l'aide d'une bassine métallique, cela s'appelle une contrebassine...

dimanche 5 juillet 2009

Le fil est magique

Et une nouvelle journée occupée par n'importe quoi!

285 images, une heure trente de prise de vue et autant de montage et bande son.
Pour 23 secondes de film...
Le scénario est librement inspiré des nouvelles aventures de Jo le bonhomme (BD by Yuko).

Et le résultat est là:



Les chaussures jaunes sont très utiles en plus d'être magnifiques. Parce que le bonhomme, ben il tient pas en équilibre tout seul. Et surtout qu'il doit des fois tenir des poses compliquées. Donc ses chaussures sont jaunes tout simplement parce qu'elles sont en patafix, comme ça il peut tenir dans n'importe quelle position...

mardi 30 juin 2009

Le fil

Hier, j'étais à une exposition sur Kandinsky et Calder au centre Pompidou avec Elle. Allez y faire un tour, c'est très sympa et ça ferme dans pas trop longtemps je crois.

Bon pour Kandinsky, je pense qu'il est inutile de faire un dessin, il est suffisamment connu. Les toiles exposées sont très sympathiques (mention spéciale aux Formes Capricieuses, affichée ci-dessous) et permettent de jouer à "Et toi tu vois quoi?" comme pour les nuages.


Alexander Calder, lui, est un artiste américain qui sculptait/dessinait avec du fil de fer. C'est un peu à mi chemin entre la 1D d'un trait de crayon et la 3D d'une ossature métallique. C'est à voir également.

Enfin bref, toujours est-il qu'en me levant ce matin j'ai eu envie d'animer un petit bonhomme en fil de fer. Et comme j'avais une journée de libre devant moi, ben je l'ai fait. Je vous présente donc la star du jour, dans son joli costume/corps en fil de fer recouvert de plastique vert (oui j'ai pris ce que j'avais à disposition).


Comme vous pouvez le voir j'ai toujours été très doué en anatomie!

Ensuite est venu le moment de l'animation. C'est de l'image par image (12 par seconde). J'ai mis environ 35 minutes pour les prises de vue (sans compter la mise en place et avec une animation grossière faite un peu beaucoup au hasard) et j'ai 112 images différentes pour à peine 10 secondes de film.
J'ai ensuite bataillé quelques heures avec le logiciel de montage qui faisait un peu n'importe quoi (oui bon d'accord en fait c'est moi qui maîtrise pas le truc je sais, mais c'est pareil).
Et les bruitages ont été faits en 30 minutes avec ma guitare, mes mains et un micro.

Et voilà le résultat, tadaaaa:



Oui, je suis d'accord, le tadaaaa était de trop.

Enfin voilà, ceci était ma création du jour. J'ai encore d'autres idées de scénario, j'en ferai sûrement quelques uns en plus et le jour où j'aurai fabriqué plusieurs acteurs fils de fer, je ferai un remake de Star Wars.

mardi 23 juin 2009

Pensées diverses

"De toute façon on est toujours tout seul." C'est incroyable ce qu'il avait raison mon prof de philo.

Depuis l'enfance cette impression d'être un escroc partout, de n'avoir jamais rien mérité.

Il y a une semaine, je riais de Cioran en commençant "De l'inconvénient d'être né". Maintenant je le comprends. L'écriture est exutoire, les maux deviennent mots. La lecture, c'est l'inverse.

Toujours, en permanence la pire des interrogations "Est-ce réel?". Et toujours la même réponse, la seule valable, indétrônable "Peut-être".

Il suffit qu'un piano joue des accords mineurs et des intervalles courts pour qu'on ait tous envie de pleurer comme des madeleines. "Manipulé, moi? Jamais!"

Il n'y a rien de plus illusoire que la liberté. Qui peut sans mentir prétendre "Je suis libre"? On aime trop nos chaînes, nos aliénations petites ou grandes. On accuse l'État ou bien la société de limiter notre liberté. Mais mon premier geôlier, c'est moi-même.

On a tous nos drogues. On a tous besoin d'une échappatoire, d'une source de plaisir direct sans intermédiaire, même si l'on doit s'en rendre dépendant et y laisser une part de nous-même à chaque fois. Putain d'endorphines.

Il est impossible de discuter avec des croyants. Que peut-on répondre à "Je le sais parce que j'y crois"?

A de multiples occasions, la forte tentation de l'existence d'un dieu. Puis le sentiment que c'est finalement beaucoup plus marrant et logique sans.

L'écriture dilue la douleur. Elle divertit l'esprit, le force à se concentrer sur les mots, la forme, l'expression plutôt que sur le sentiment lui-même.

Cherche désespérément à éviter la spécialisation. Je veux m'intéresser à tout, tout connaître, tout comprendre. Mais seulement si peu de temps.

Je sais que la perfection m'ennuierait. Mais qu'est-ce que je la recherche...

Je me surprends des fois à souhaiter être né idiot.

C'est quand on regarde les pubs sans le son à la télé qu'on peut apprécier le travail sur l'image, les couleurs... C'est l'art au service de la manipulation. C'est beau.

La tentation parfois de proclamer que je suis unique. Unique au milieu d'uniques, comme un zèbre au milieu d'un troupeau de zèbres.

Qu'est-ce qui m'attire dans la musique? Le fait de ne pas savoir ce qui m'attire dans la musique.

Au fur et à mesure des réflexions, l'impossibilité de plus en plus flagrante de prendre position. La réflexion tue l'action, tue l'instinct. Toutes les activités de l'homme sont animales et pas réfléchies.

J'ai l'impression que les chats nous narguent, nous regardent de haut. Comme s'ils avaient saisi un élément primordial du monde qui nous aurait échappé en chemin.

Tant de questions posées, un univers de questions et, au delà, d'autres questions. Même les réponses sont des questions.

Certains trouvent rassurant l'existence du Big Bang, d'un début à l'univers. Ils ne doivent pas avoir saisi que le Big Bang est la création de l'espace et du temps eux mêmes. L'image d'une tête d'épingle qui s'étend est répandue. Oui mais, il s'étend dans quoi? L'espace lui même est une création du Big Bang. Et qu'y avait-il avant le Big Bang? La réponse n'est pas "rien". C'est beaucoup plus complexe et absurde que ça. On ne peut même pas parler de "avant" ni même de "temps". Personnellement, ça m'angoisserait moins que l'on me dise que l'univers existe depuis toujours et qu'il ne s'étend pas. Un univers fixe et immuable est tellement moins source d'interrogations.

mercredi 17 juin 2009

Bernard Werber ou l'anti-philosophie

Sur plein de sites et de forums, je vois écrit que les livres de Bernard Werber sont truffés de symboles spirituels et d'idées philosophiques cachées. Autant l'annoncer directement, si c'est là votre vision des choses, il vaut mieux la réviser un peu beaucoup.

Étant donné que cet article risque fort de descendre Werber, autant que je commence par ce que j'aime chez lui car tout n'est pas à jeter, loin de là. Je trouve en effet qu'il s'agit d'un bon écrivain, un des rares encore correct ayant su allier le fantastique/SF avec le grand public actuellement. Et honnêtement, les fourmis restent parmi mon top 50 des livres (vers la 40ème place on dira, ce qui n'est pas rien: c'est comme si on plaçait un mec d'la Nouvelle Star parmi Hendrix et Beethoven). Enfin bref tout ça pour dire qu'à l'époque des fourmis (tome 1 je précise), Werber c'est fluide et ça se lit bien dans le train tout en ayant plus de qualité que la soupe fournie par Marc Lévy ou Guillaume Musso.
Mais là n'est pas la question. Le propos ici n'est pas de juger des qualités littéraires de Werber mais bien du côté philosophe/visionnaire/gourou/génie que certains lui accordent.

Alors, non, non, cent fois non, il n'y a aucun message caché dans les livres de Werber. Les allusions philosophiques ou spirituelles sont encadrées, soulignées et répétées au cas où c'est pas rentré. Et c'est bien ça le problème. Les deux premiers tomes des fourmis par exemple sont encore supportables à ce niveau là mais le troisième devient tellement téléphoné. On sait presque avant l'auteur lui même ce qui va se passer. Genre "Hey regardez, ça ressemble à une remarque anodine mais c'est la notion autour de laquelle la suite va tourner. Et pour que vous saisissiez bien le truc, je rajoute un personnage qui l'explique à la page suivante".

Et encore si ce n'était que ça mais non. Werber ne fait pas de philosophie ni de spiritualité, il reprend des lieux communs, les enroule dans un cape pour faire mystérieux et les ressort comme ça. Et c'est là que le bât blesse. Plein de gens croient avoir affaire à des idées de haut niveau alors qu'ils bouffent du réchauffé. Un peu comme un sac à main carrefour sur lequel on aurait collé un logo Gucci. Alors d'accord si ça peut servir d'introduction, si c'est pour donnner envie de se tourner vers la philosophie ensuite, je suis tout à fait pour: j'ai bien commencé à écouter du métal par Linkin Park. Mais si c'est pour faire de Werber un génie et un maître à penser alors c'est tout le contraire de la philosophie.

Alors, grandes idées cachées: non, réflexions profondes: non, visionnaire et philosophe: non. Il faut prendre Werber pour ce qu'il est, un bon auteur (parmi les best-sellers actuels bien sûr) qui épice (malheureusement beaucoup trop) ses histoires de liens avec des lieux communs philosphiques et spirituels pour parler à tout le monde et donner une apparence de profondeur là où il n'y a qu'une histoire.
Il a malheureusement tendance, en général depuis la fin des fourmis, à fournir trop de sauce et pas assez de viande comme dans "Le papillon des étoiles" par exemple. Je m'explique, l'idée de base est géniale, le développement sympathique (bien qu'il commence à partir un peu de travers) mais la fin ridiculise tout le livre par ce caractère pseudo philosophique qui la fait tomber dans un cliché baveux. C'est un peu le contraire avec "Le Mystère des dieux", l'idée de la fin est excellente mais elle est gâchée par tout le reste du bouquin qui l'introduit lourdement en insistant bien trop sur le concept de mise en abyme et surtout par le délire dans lequel part l'auteur avec ses personnages.
Si vous n'avez pas lu ces deux livres, inutile de préciser que je ne les conseille pas. Lisez plutôt la trilogie des fourmis (en excusant le troisième tome, on dira qu'il a dû faire un truc vite fait, pressé par son éditeur) ou dans un autre style, prévisible mais sans être lourd, "Nos amis les humains".

Ps: Oui, il s'en prend beaucoup dans la tête mais c'est parce qu'il m'a beaucoup déçu. Ses premiers livres (avant un trop grand succès) étaient de qualité. Je m'attendais enfin à un bon auteur de fantastique/SF francophone qui aurait pu apporter quelque chose et je me retrouve avec un mec imbu de son succès qui se contente de copier-coller ce qui a plu aux gens dans ses bouquins pour en faire un nouveau. Enfin, si je ne lui accordais vraiment aucune qualité ni aucune valeur, je n'aurais pas passé du temps à écrire ça (même si je m'ennuie méchamment).

lundi 8 juin 2009

Home, ou comment déprimer à 2h du matin

Comme un grand besoin de tout remettre à plat. Du genre, on repart à zéro et on réexplique (avec une vulgarisation bien adaptée) comment la Terre fonctionne et pourquoi on la détruit.

Inégalités sociales, problème de l'eau, réchauffement climatique, tout y passe et au cas où c'est pas assez, la musique géniale vient clouer ça dans le cerveau. C'est presque insoutenable, ça vous tape dans la face et on peut difficilement (si on a encore une âme) en sortir indemne.
C'est du coup assez déprimant, j'ai failli me mettre à pleurer comme un gosse et j'ai passé presque tout le film avec la jolie boule dans la gorge qu'on connaît tous.

Pas de la tristesse, non. Juste de l'impuissance. Oui moi simple mec je veux bien arrêter de manger de la viande, prendre moins de bains, prendre ma voiture le moins possible, consommer bio et équitable mais qu'est-ce que ça peux changer? On est tous tellement englués dans notre mode de vie comme les mouettes dans le pétrole de l'Erika que ça peut rien faire. C'est comme au collège, les séchages de cours massifs qu'on a tous essayés de mettre en place. Seulement on sait bien que les trois premiers rangs ne suivront pas et du coup tout le monde se retrouve dans la merde.

En conclusion, à part me faire une bonne piqûre de rappel de ce que je savais déjà et me déprimer, ce film n'a réussi qu'à me rendre plus misanthrope encore. Enfin ceci dit la musique est magnifique, les images sont exceptionnelles et la fin m'a donné envie d'y croire encore (ben ouais, on sait jamais, p'tet que dans deux ans il y aura une révolution ou bien que le peuple mettra des gens intelligents au pouvoir qui songeront plus aux hommes qu'à l'argent).

Enfin bref, ceci dit, je conseille ce film à tous parce que ça peut jamais faire de mal. Un peu de déprime, c'est toujours bon pour la santé: faut prendre un bon appui sur le sol si on veut sauter haut. Le film est visible ici jusqu'au 14 juin.

PS: Dans un autre registre mais tout aussi déprimant, une femme a été convoquée par la brigade de répression de la délinquance pour avoir laissé un commentaire sur une vidéo de Nadine Morano sur Dailymotion. Le texte du commentaire était "Hou la menteuse". Source: L'Express. Et après ça on s'étonne que je sois blasé...

dimanche 17 mai 2009

Concert

Rien de prévu le samedi 30 mai, venez nombreux!



7 raisons de venir:

Un super concert, gratuit en plus, où vous aurez l'occasion de mettre en pratique mon guide sur les bassistes pour me repérer.

Une occasion unique de faire connaissance avec moi, ma vie, mon oeuvre, mon génie naturel...

La chance incroyable de pouvoir écouter le futur groupe qui va tout déchirer dans un avenir plus ou moins proche et plus ou moins réel: IDS.

Une opportunité rare de découvrir mon chapeau et ma basse ainsi que mon talent incroyable pour manipuler ces deux objets.

Danser toute la soirée sur des musiques allant de calme à agité sans débourser un seul centime, sauf pour se désaltérer entre deux chansons.

IDS, IDS et encore IDS.

Moi, moi et surtout moi.


Ps: Les autres groupes sont pas mal non plus, même très bien...


http://myspace.com/inderstation

http://myspace.com/fredxfresh

http://myspace.com/bleedingpigs

http://myspace.com/lordsofthepint

lundi 11 mai 2009

Comment reconnaître un(e) bassiste?

La basse est un instrument très particulier (et génial) mais souffre de sa ressemblance avec une simple guitare. Pourtant les bassistes sont en général nettement plus intelligent(e)s, beaux(belles) et doué(e)s que les guitaristes (ce sont également de très bons coups au lit, paraît-il). Voilà la raison de ce guide pour reconnaître un(e) bassiste afin de ne pas finir avec un autre membre de groupe et de s'exposer à une déception très prévisible.

Commençons d'abord par décrire un peu ce qu'est une basse (il y en a encore qui ignorent de quoi il s'agit, ils ne savent pas à côté de quoi ils passent): il s'agit d'un instrument ressemblant globalement à une guitare à ceci près qu'une basse possède généralement moins de cordes qu'une guitare (majoritairement 4, quelquefois 5, rarement plus de 6 contre 6 et exceptionnellement plus pour une guitare). Cet instrument génial a également la particularité d'être accordé une octave plus bas que la guitare ce qui signifie des vibrations plus sensibles dans le corps (donc plus de plaisir).

Entrons-donc dans le vif du sujet: Comment reconnaître un(e) bassiste?

1°) L'apparence physique.
En dehors du fait que le(la) bassiste se promène souvent avec une basse et est irrésistiblement sexy, il(elle) est facilement reconnaissable par le simple fait qu'il(elle) ressemble rarement aux autres membres du groupe.
Nous pouvons voir ici quelques exemples:

Commençons par le bassiste de Green Day qui pour se démarquer du reste s'est teint en blond.

Flea, le bassiste des Red Hot Chili Peppers a continué dans la rébellion capillaire en se coupant les cheveux quand les autres membres du groupe en portaient vaillamment.

Le bassiste de Nightwish, Marco Hietala, ne voulant pas rester derrière a répliqué en se laissant pousser les cheveux plus que tous les autres membres du groupe (même la chanteuse) et en arborant une barbe, euh, particulière.

Et pour finir, n'oublions pas Lemmy Kilmister, le bassiste chanteur de Mötörhead qui, pour se démarquer de ses partenaires a osé le chapeau, les lunettes noires et le combo moustache-favoris unique au monde.

2°) Le jeu de scène
Toujours dans l'optique de se démarquer visuellement à défaut de pouvoir le faire de façon auditive puisque la plupart des gens ont beaucoup de mal pour dissocier la basse du reste, le(la) bassiste va donc adopter un jeu de scène particulier et unique, toujours à l'opposé du reste du groupe.
En fonction du groupe, il se retrouvera donc, soit à côté de son ampli, là au fond, en bougeant vaguement la tête soit tout devant en train de remuer comme si on l'avait branché sur du 100 000 volts.
Voyons donc ensemble ces deux exemples:

Tout d'abord, l'excellent bassiste des Who, John Entwistle, qui contrairement à ses camarades excités restait plutôt calme et s'exprimait à l'aide de magnifiques lignes de basse. Dans cet exemple, alors que le chanteur est en train de prier ou de faire je ne sais quoi, le bassiste reste stoïque et serein près de son ampli.

Dans un style tout à fait différent, retrouvons Flea, le bassiste des Red Hot qui donne un coup de pied en slip tout en étant probablement en train de sortir une ligne de basse de la mort qui tue bien funky.

3°) La santé mentale
En plus de leur bogossitude assumée, les bassistes sont supérieurement intelligent(e)s, à la limite du génie, le dépassant même. Cela n'est malheureusement pas sans conséquences, les bassistes étant bien souvent incompris(es). C'est pourquoi ils ont souvent tourné très bizarrement.
Voyons deux exemples totalement opposés:

Commençons par Sid Vicious, le bassiste des Sex Pistols, avec raison surnommé "le plus mauvais bassiste du monde". C'était en effet un horrible musicien, incapable d'aligner 3 notes, en revanche il excellait dans le show, la provocation et surtout la drogue qui lui a d'ailleurs coûté la vie.

Enfin, finissons avec Jaco Pastorius, avec raison surnommé "le meilleur bassiste du monde" pour tout ce qu'il a apporté à ce magnifique instrument. Son génie l'a malheureusement conduit à la folie, l'alcoolisme et à la rue.


Grâce à ce petit guide vous pourrez dorénavant reconnaître le(la) bassiste d'un groupe sans aucune hésitation pour avoir l'assurance de passer un moment riche en émotions avec lui(elle).

Ps: Cet article souffre d'un parti pris évident en faveur des bassistes, c'est normal j'en suis un...

dimanche 10 mai 2009

Bateau Pop-pop


Au cinéma avec Elle, j'ai vu le dernier Miyazaki: Ponyo sur la falaise. Et à un moment du film, on voit ce bateau là.
Alors oui c'est un bateau, me direz-vous (enfin vous ne direz rien, si tant est qu'il y ait un "vous", mais bon c'est une figure de style destinée à rendre littéraire ma pauvre prose, 'fin bref). Donc, oui c'est un bateau, me direz-vous, mais qu'a-t-il de si particulier?
Eh bien ce bateau fonctionne à l'aide d'une bougie. Oui, une bête bougie toute simple. En tant que scientifique, je me suis alors posé une question qui m'a bien empêché de dormir pendant une petite heure ce soir là: mais comment ça marche?

C'est là qu'est intervenu Internet.
Petite digression: il y a encore 10 ans, je serai resté en grande interrogation, par pure flemme d'aller me renseigner dans une bibliothèque ou autre part. Alors que là, 30 secondes sur Google m'ont permis d'obtenir exactement le renseignement désiré, c'est pas génial?

Donc ce bateau qui marche à la bougie est en réalité un bateau à vapeur. Il est constitué d'un petit volume fermé en métal sur lequel sont reliés deux tubes plongés dans l'eau à l'arrière du bateau. On remplit d'eau le circuit puis on chauffe.
L'eau se transforme en vapeur dans la chaudière et par un mécanisme que je ne détaillerai pas ici permet de créer un jet d'eau alternatif: les deux tubes aspirent de l'eau, puis la rejettent, puis aspirent et ainsi de suite... C'est cela qui permet de faire avancer le bateau jusqu'à ce que la bougie soit épuisée.

Ces bateaux ont pour nom "bateaux pop-pop" en raison du bruit qu'ils produisent lorsque la chaudière est fermée par une fine membrane de métal qui va se déplacer sous l'effet de la pression, générant ainsi du son.

Fort heureux de connaître le principe de fonctionnement, je n'étais pour autant pas satisfait: il m'en fallait un. J'ai donc trouvé ce magnifique site d'un professeur de technologie américain qui m'a permis de m'en fabriquer un à partir d'une canette d'Orangina (c'est tellement bon), de pailles en plastique et de tonnes de colle. La coque est faite à partir d'une brique de lait, le pont et la cabine à partir de carton fin. Et le résultat est là:


Il fonctionne à l'aide d'une bougie d'anniversaire et est super mignon à voir avancer dans ma baignoire, c'est vraiment plus poétique que des piles et un moteur électrique. Enfin bref, j'en suis fan!
Ceci dit, depuis que la photo a été prise, il lui est arrivé un petit accident: lors d'un essai, la bougie s'est décalée et a enflammé une partie de la cabine et du toit, fort heureusement l'incendie a rapidement été maîtrisé et ni moi, ni la maison n'ont souffert.

Le mot de la fin sera donc: "Le feu c'est bien mais c'est dangereux aussi."

Ps: Comme vous pouvez le constater, mon bateau n'a pas encore été baptisé faute d'avoir pu lui trouver un nom convenable. Alors s'il-vous-plaît, évitez lui d'aller en enfer après sa mort en lui trouvant un p'tit nom sympa qui lui permettra d'accéder au paradis des bateaux s'il n'a pas trop péché dans sa vie (hihi, jeu de mot, que je suis marrant).