Un jour j'ai mangé le soleil. Comme ça, je l'ai avalé tout rond d'un coup, comme les comprimés que l'on me donne quand je ne vais pas bien. Je sais bien que vous riez et que vous pensez que c'est impossible. Mais laissez-moi donc vous compter mon histoire avant d'en juger.
C'était un 28 décembre. Un de ces jours dégagés d'hiver durant lesquels le soleil est suffisamment bas sur l'horizon pour qu'on puisse l'attraper et suffisamment froid pour qu'il ne nous brûle pas. La journée avait bien commencé et je me promenais sur les quais de Seine, mon appareil photo autour du cou dans l'espoir de trouver un des derniers oiseaux de Paris qui ne fusse pas un pigeon.
C'est alors que, du coin de l'œil, je vis un jeune bouleau sauter sur une zone terreuse pour y planter ses racines. « Etrange, me dis-je, pourquoi ce bouleau vient-il se planter ici? Un gros platane lui fait de l'ombre, ne serait-il pas mieux un peu plus loin, là où le soleil luit sur le gazon? » Je crois alors avoir pensé tout haut car le bouleau me répondit d'un ton triste: « Hélas, mon pauvre homme, le loyer là-bas est bien trop cher pour un pauvre bouleau comme moi. Si encore j'étais un cerisier, je pourrais me payer un beau coin ensoleillé en vendant mes fruits. Mais je suis né bouleau et bouleau je resterai. » Disant ces mots, l'arbre fut secoué de sanglots et ses branches se mirent à pendre lamentablement, le faisant ressembler à un saule pleureur.
« Pourquoi se lamenter ainsi?, lui répondis-je. Prends donc ton courage à deux feuilles et allons chercher ensemble un coin sympathique où tu pourras crécher sans avoir de loyer à payer. » Le bouleau sauta sur ses racines et m'accompagna dans ma promenade.
Nous marchions ensemble depuis une bonne heure, profitant de la journée, lorsque nous entendîmes un miaulement au dessus de nos têtes. Un chat se tenait là, dans un arbre au niveau d’une fourche et n’arrivait pas à descendre…
lundi 19 octobre 2009
dimanche 13 septembre 2009
Moonlight
Une pulsion musicale.
Une composition à la minigratte, 2 pistes, 30 minutes de composition/enregistrement/mixage, 45 secondes de musique.
Et ça sonne comme une musique de film. Un peu trop à mon goût même, je sais pas où j'ai pu choper cette idée.
Comme d'habitude, j'ai la flemme de chercher un endroit pour uploader de la musique alors je fais une pseudo vidéo, ici avec une jolie image de Lune que j'ai prise cet été au téléobjectif sur l'île d'Oléron.
Pour les facebookiens qui voient pas la vidéo et donc qui peuvent pas entendre le son, faut aller ici: http://soulchapo.blogspot.com c'est mon blog et sans me vanter il est génial (et super fréquenté surtout).
Une composition à la minigratte, 2 pistes, 30 minutes de composition/enregistrement/mixage, 45 secondes de musique.
Et ça sonne comme une musique de film. Un peu trop à mon goût même, je sais pas où j'ai pu choper cette idée.
Comme d'habitude, j'ai la flemme de chercher un endroit pour uploader de la musique alors je fais une pseudo vidéo, ici avec une jolie image de Lune que j'ai prise cet été au téléobjectif sur l'île d'Oléron.
Pour les facebookiens qui voient pas la vidéo et donc qui peuvent pas entendre le son, faut aller ici: http://soulchapo.blogspot.com c'est mon blog et sans me vanter il est génial (et super fréquenté surtout).
Voilà, si quelqu'un reconnaît la musique que j'ai copiée sans le vouloir (ça me fait penser à une musique de film alternatif américain, genre Juno, Little Miss Sunshine ou Garden State avec de la pop planante indépendante américaine en BO), qu'il ou elle me le dise parce que ça me saoûle de pas trouver...
jeudi 10 septembre 2009
De l'art de gueuler suffisamment fort
Le monde est un brouhaha constant. Il se passe tellement de choses, tellement rapidement que tous les événements sont vite noyés dans le torrent des suivants.
On a de plus en plus de mal à se rappeler des nouvelles d'il y a une semaine. Pourtant on est extrêmement bien informés, du moins en quantité, mais probablement trop.
Le problème n'est donc plus d'avoir des idées ou du talent mais de savoir comment le montrer et le vendre.
Nous vivons dans l'ère de la communication, il faut trouver l'élément qui retiendra l'attention de la cible. L'élément qui rendra l'information différente des autres et donc retenue. Les publicitaires font ça très bien. Tout est pensé pour attirer l'attention du public.
Quand on veut focaliser l'intérêt sur un problème, il est plus valable de faire une action d'éclat que de l'exposer dans toute sa gravité.
Ainsi, plus la teneur médiatique d'un événement augmente, plus son message est faussé et réduit. Quand on crie, on ne peut pas tenir longtemps et on s'essouffle trop rapidement pour pouvoir tout dire.
C'est cependant et malheureusement la seule façon de se faire entendre.
Il s'agit donc de savoir comment gueuler par dessus le brouhaha ambiant quand on n'est pas publicitaire, ni journaliste, ni que l'on a assez d'argent ou d'intérêt pour s'acheter de l'espace dans les médias.
Niveau 1: Les débats, les pétitions, les lettres...
C'est le premier stade. Quelque chose ne nous plaît pas, on le fait savoir. Si besoin on se monte en association, on en discute, on cherche à contacter les responsables politiques. C'est l'emmerdement minimum, personne n'est gêné. On peut distribuer des tracts aux passants, tracts généralement pleins de texte expliquant le pourquoi du comment et les problèmes exacts.
Au mieux, on obtient un entrefilet dans la presse locale (si on y a un contact) et une réponse sous forme de lettre-type signée par l'obscur sous-fifre d'un obscur conseiller d'un quelconque ministre.
Niveau 2: Les grêves, les manifestations...
Là, le niveau monte un peu. On comprend qu'il va falloir se mettre à emmerder quelques personnes pour se faire entendre. On se réunit à plusieurs dans la rue, forçant la police à fermer quelques rues ou bien on arrête de travailler, sacrifiant son salaire au passage mais touchant l'entreprise là où ça fait mal. Les tracts ont de moins en moins de texte, les explications sont remplacées par des listes des points posant problème, perdant par là de l'information et donc la teneur du message initial. Les panneaux portent des slogans courts et des images impressionnantes.
Les médias commencent un peu à s'intéresser au cas, quelques personnalités politiques s'agitent et commencent à montrer le bout de leur nez.
Niveau 3: Les actions d'éclat
Niveau 4: La violence
On atteint enfin le stade ultime. La coupe est pleine. Les grandes causes ayant l'adhésion des médias font ça de manière relativement douce, il ne leur manque qu'un peu de reconnaissance alors on séquestre les dirigeants. On peut aussi poser des bouteilles de gaz et menacer de faire sauter une usine. Les causes moins médiatisées à l'origine mais portées par un nombre suffisant de partisans motivés sombrent dans le terrorisme: on pose des bombes, on assassine ou on tente d'assassiner des personnalités. Le message est noyé dans le bruit des coups.
Les médias sont présents mais le traitement de la violence qui est très rentable a supplanté celui des revendications, tout juste quelques rappels de la situation. L'opinion publique commence à douter et hésite à cautionner. La violence étant par essence éphémère et impossible à maintenir dans la durée, la cause sombre peu à peu dans l'oubli...
Il apparaît donc que plus la cause est médiatisée, moins elle est réellement connue. Il n'y aurait donc aucun espoir de se faire entendre?
Si, et il est relativement simple. Se servir de la violence mais faire en sorte qu'elle soit dirigée contre la cause défendue. Les violents fournissent l'exposition médiatique et les victimes peuvent s'en servir pour faire passer leur message.
Quelques exemples: les licenciements massifs ont souvent bonne presse et les employés sont entendus, les opposants iraniens ont fait parler d'eux, les américains étaient adulés après le 11 septembre...
Bien sûr, il faut quand même avoir une cause relativement médiatique, c'est-à-dire qui intéresse les gens et qui ne soit pas contraire aux intérêts des personnes liées aux médias.
Par exemple, les morts dus à la faim ou au sida ne sont pas intéressants, les pas-encore-morts de la grippe A le sont beaucoup plus.
En conclusion, pour te faire entendre, sois comme tout le monde, attire la violence et attise la haine des gens différents contre toi...
On a de plus en plus de mal à se rappeler des nouvelles d'il y a une semaine. Pourtant on est extrêmement bien informés, du moins en quantité, mais probablement trop.
Le problème n'est donc plus d'avoir des idées ou du talent mais de savoir comment le montrer et le vendre.
Nous vivons dans l'ère de la communication, il faut trouver l'élément qui retiendra l'attention de la cible. L'élément qui rendra l'information différente des autres et donc retenue. Les publicitaires font ça très bien. Tout est pensé pour attirer l'attention du public.
Quand on veut focaliser l'intérêt sur un problème, il est plus valable de faire une action d'éclat que de l'exposer dans toute sa gravité.
Ainsi, plus la teneur médiatique d'un événement augmente, plus son message est faussé et réduit. Quand on crie, on ne peut pas tenir longtemps et on s'essouffle trop rapidement pour pouvoir tout dire.
C'est cependant et malheureusement la seule façon de se faire entendre.
Il s'agit donc de savoir comment gueuler par dessus le brouhaha ambiant quand on n'est pas publicitaire, ni journaliste, ni que l'on a assez d'argent ou d'intérêt pour s'acheter de l'espace dans les médias.
Niveau 1: Les débats, les pétitions, les lettres...
C'est le premier stade. Quelque chose ne nous plaît pas, on le fait savoir. Si besoin on se monte en association, on en discute, on cherche à contacter les responsables politiques. C'est l'emmerdement minimum, personne n'est gêné. On peut distribuer des tracts aux passants, tracts généralement pleins de texte expliquant le pourquoi du comment et les problèmes exacts.
Au mieux, on obtient un entrefilet dans la presse locale (si on y a un contact) et une réponse sous forme de lettre-type signée par l'obscur sous-fifre d'un obscur conseiller d'un quelconque ministre.
Niveau 2: Les grêves, les manifestations...
Là, le niveau monte un peu. On comprend qu'il va falloir se mettre à emmerder quelques personnes pour se faire entendre. On se réunit à plusieurs dans la rue, forçant la police à fermer quelques rues ou bien on arrête de travailler, sacrifiant son salaire au passage mais touchant l'entreprise là où ça fait mal. Les tracts ont de moins en moins de texte, les explications sont remplacées par des listes des points posant problème, perdant par là de l'information et donc la teneur du message initial. Les panneaux portent des slogans courts et des images impressionnantes.
Les médias commencent un peu à s'intéresser au cas, quelques personnalités politiques s'agitent et commencent à montrer le bout de leur nez.
Niveau 3: Les actions d'éclat
Ca commence à devenir assez lourd. L'imagination fonctionne à plein régime, il faut trouver l'image choc. On va démonter des Mc Donald's ou planter des tentes près du canal St Martin. On fait des opérations escargot sur l'autoroute, on occupe des usines, on va déverser du lisier/lait/pneus/tomates/poissons (rayer les mentions inutiles) devant un quelconque symbole politique. Les tracts disparaissent. Les slogans sont réduits à 2 ou 3 scandés à tue-tête. Les insultes font leur apparition.
Les télés sont présentes en masse si elles estiment que le public est intéressé. La pauvreté marche bien, le quota du pêcheur moins bien. Les grandes causes trouvent une adhésion massive du public, les autres finissent dans l'oubli.
Les télés sont présentes en masse si elles estiment que le public est intéressé. La pauvreté marche bien, le quota du pêcheur moins bien. Les grandes causes trouvent une adhésion massive du public, les autres finissent dans l'oubli.
Niveau 4: La violence
On atteint enfin le stade ultime. La coupe est pleine. Les grandes causes ayant l'adhésion des médias font ça de manière relativement douce, il ne leur manque qu'un peu de reconnaissance alors on séquestre les dirigeants. On peut aussi poser des bouteilles de gaz et menacer de faire sauter une usine. Les causes moins médiatisées à l'origine mais portées par un nombre suffisant de partisans motivés sombrent dans le terrorisme: on pose des bombes, on assassine ou on tente d'assassiner des personnalités. Le message est noyé dans le bruit des coups.
Les médias sont présents mais le traitement de la violence qui est très rentable a supplanté celui des revendications, tout juste quelques rappels de la situation. L'opinion publique commence à douter et hésite à cautionner. La violence étant par essence éphémère et impossible à maintenir dans la durée, la cause sombre peu à peu dans l'oubli...
Il apparaît donc que plus la cause est médiatisée, moins elle est réellement connue. Il n'y aurait donc aucun espoir de se faire entendre?
Si, et il est relativement simple. Se servir de la violence mais faire en sorte qu'elle soit dirigée contre la cause défendue. Les violents fournissent l'exposition médiatique et les victimes peuvent s'en servir pour faire passer leur message.
Quelques exemples: les licenciements massifs ont souvent bonne presse et les employés sont entendus, les opposants iraniens ont fait parler d'eux, les américains étaient adulés après le 11 septembre...
Bien sûr, il faut quand même avoir une cause relativement médiatique, c'est-à-dire qui intéresse les gens et qui ne soit pas contraire aux intérêts des personnes liées aux médias.
Par exemple, les morts dus à la faim ou au sida ne sont pas intéressants, les pas-encore-morts de la grippe A le sont beaucoup plus.
En conclusion, pour te faire entendre, sois comme tout le monde, attire la violence et attise la haine des gens différents contre toi...
mardi 8 septembre 2009
L'information nous entoure
On se croit forts, nous, humains. On domine notre environnement, paraît-il. Mais a-t-on conscience de l'infinie complexité du monde qui nous entoure?
Là, les pseudo-poètes s'enflamment: "Mais oui, bien sûr, tu as raison (oui les pseudo-poètes issus pour l'occasion de mon imagination me tutoient). Quand on observe la beauté de la vie, l'amour, l'union de deux êtres qui en crée un troisième, l'art, l'instinct des animaux et blablabla..."
Moi, je vais juste vous parler d'un petit morceau de charbon. Le charbon qu'on jette dans le barbecue l'été pour qu'il fournisse la chaleur pour cuire la saucisse/merguez/autre viande bien grasse qui va suinter son cholestérol, cholestérol qui à terme bouchera nos artères et nous fera crever dans d'atroces souffrances. Mais bon, en même temps, c'est tellement bon un barbecue. Anyway, passons aux choses sérieuses.
Avant de commencer à divaguer je préfère préciser que malgré les développements qui pourront apparaître scientifiques (bien qu'ils soient plutôt basiques en réalité, mais bon on s'en fout, là n'est pas la question) tout le monde pourra saisir la conclusion même s'il n'a rien compris au développement. Ceci dit, commençons.
Donc nous avons devant nous un morceau de charbon. 12g sur la balance. Banal, quoi. 12g de carbone pur, on va négliger les impuretés (hypothèse simplificatrice n°1).
D'après M. Avogadro, qui était loin d'être bête (si il l'était, alors on est vraiment dans la merde parce qu'une bonne partie des sciences pourrait aller se rhabiller), ce morceau de charbon contient 6,02.10^23 (10 puissance 23, soit un 1 et 23 zéros derrière que j'ai la flemme d'écrire d'où la notation en puissance de dix) atomes de carbone.
On va se contenter d'ordres de grandeur donc on dira 10^23 atomes (hypothèse simplificatrice n°2). Ce qui fait plus que pas mal d'atomes quand même.
Considérons (hypothèse simplificatrice n°3 pour éloigner les malins de la mécanique quantique) qu'il suffit de connaître exactement chacun de ces atomes pour connaître exactement notre morceau de charbon et pouvoir entièrement déterminer ce qu'il est, ce qu'il fait dans la vie, etc...
Connaître un atome veut dire connaître sa position dans le morceau de charbon, ses déplacements (ben ouais le charbon il est bien fixe mais le carbone dedans il vibre comme si sa vie en dépendait), son état d'excitation, enfin tout plein de paramètres physiques.
Imaginons (hypothèse simplificatrice et entièrement fantaisiste n°4) que connaître un atome revienne uniquement à connaître 8 grandeurs pouvant prendre chacune 2 valeurs différentes.
Cela veut dire que chacune de ces grandeurs peut être représentée par un bit (les machins dans les ordinateurs qui peuvent prendre que 0 ou 1 comme valeur), connaître un atome reviendrait donc à trouver l'état de chacun de ces bits, chaque atome donnerait donc un octet (8 bits) d'information.
Si vous n'avez pas suivi cette partie, croyez moi et retenez quand même que c'est de la simplification à la tronçonneuse.
Maintenant qu'on a admis qu'un atome valait un octet d'information, remontons et cherchons la quantité d'information dans le morceau de 12g de charbon. Si vous avez bien suivi, c'est facile: 10^23 octets.
Mais bon on a l'habitude de manipuler des giga-octets et des téra-octets quand on achète des disques durs pour y stocker nos films et nos musiques piratés. On va donc convertir ce chiffre en téra-octets.
Hypothèse simplificatrice n°5 (elle ne va pas dans notre sens, contrairement aux autres mais est totalement négligeable, croyez-moi), nous allons considérer qu'un kilo-octet ne contient que 1000 octets (et non 1024 comme dans la réalité pour des raisons de puissance de 2 que seuls les geeks prennent en compte), de même un méga-octet sera fixé à 1000 Ko, etc... Donc un téra-octet correspond à 10^12 octets dans notre théorie.
Revenons donc à notre morceau de charbon de 12g (environ 24 bonbons Tic-Tac pour donner une idée du poids). Après toutes nos hypothèses simplificatrices, il contient 10^11 Téra-octets d'informations. Ca fait beaucoup de disques durs de 1To à acheter ça.
L'armée américaine, la NASA, la CIA et les autres (l'humanité toute entière en fait) n'auraient actuellement pas les capacités de stocker sur leurs disques durs autant d'information.
Je répète la conclusion pour ceux qui ont zappé ou qui sont encore abrutis par les calculs:
Tous les disques durs de la Terre mis ensemble n'ont pas une capacité suffisante pour stocker l'information contenue dans quelques grammes de charbon pour barbecue!
Alors bien sûr ce "calcul" n'a strictement aucune valeur. Mais il permet de se rendre compte que même sans aller jusqu'à parler d'esprit humain, d'instinct animal, de fonctionnement bactérien ou quoi que ce soit, on est clairement dépassé par la complexité du monde qui nous entoure, même au niveau le plus simple.
Ps: Il paraît qu'il y a des promos sur l'aspirine à la pharmacie à côté de chez moi. Juste au cas où...
Là, les pseudo-poètes s'enflamment: "Mais oui, bien sûr, tu as raison (oui les pseudo-poètes issus pour l'occasion de mon imagination me tutoient). Quand on observe la beauté de la vie, l'amour, l'union de deux êtres qui en crée un troisième, l'art, l'instinct des animaux et blablabla..."
Moi, je vais juste vous parler d'un petit morceau de charbon. Le charbon qu'on jette dans le barbecue l'été pour qu'il fournisse la chaleur pour cuire la saucisse/merguez/autre viande bien grasse qui va suinter son cholestérol, cholestérol qui à terme bouchera nos artères et nous fera crever dans d'atroces souffrances. Mais bon, en même temps, c'est tellement bon un barbecue. Anyway, passons aux choses sérieuses.
Avant de commencer à divaguer je préfère préciser que malgré les développements qui pourront apparaître scientifiques (bien qu'ils soient plutôt basiques en réalité, mais bon on s'en fout, là n'est pas la question) tout le monde pourra saisir la conclusion même s'il n'a rien compris au développement. Ceci dit, commençons.
Donc nous avons devant nous un morceau de charbon. 12g sur la balance. Banal, quoi. 12g de carbone pur, on va négliger les impuretés (hypothèse simplificatrice n°1).
D'après M. Avogadro, qui était loin d'être bête (si il l'était, alors on est vraiment dans la merde parce qu'une bonne partie des sciences pourrait aller se rhabiller), ce morceau de charbon contient 6,02.10^23 (10 puissance 23, soit un 1 et 23 zéros derrière que j'ai la flemme d'écrire d'où la notation en puissance de dix) atomes de carbone.
On va se contenter d'ordres de grandeur donc on dira 10^23 atomes (hypothèse simplificatrice n°2). Ce qui fait plus que pas mal d'atomes quand même.
Considérons (hypothèse simplificatrice n°3 pour éloigner les malins de la mécanique quantique) qu'il suffit de connaître exactement chacun de ces atomes pour connaître exactement notre morceau de charbon et pouvoir entièrement déterminer ce qu'il est, ce qu'il fait dans la vie, etc...
Connaître un atome veut dire connaître sa position dans le morceau de charbon, ses déplacements (ben ouais le charbon il est bien fixe mais le carbone dedans il vibre comme si sa vie en dépendait), son état d'excitation, enfin tout plein de paramètres physiques.
Imaginons (hypothèse simplificatrice et entièrement fantaisiste n°4) que connaître un atome revienne uniquement à connaître 8 grandeurs pouvant prendre chacune 2 valeurs différentes.
Cela veut dire que chacune de ces grandeurs peut être représentée par un bit (les machins dans les ordinateurs qui peuvent prendre que 0 ou 1 comme valeur), connaître un atome reviendrait donc à trouver l'état de chacun de ces bits, chaque atome donnerait donc un octet (8 bits) d'information.
Si vous n'avez pas suivi cette partie, croyez moi et retenez quand même que c'est de la simplification à la tronçonneuse.
Maintenant qu'on a admis qu'un atome valait un octet d'information, remontons et cherchons la quantité d'information dans le morceau de 12g de charbon. Si vous avez bien suivi, c'est facile: 10^23 octets.
Mais bon on a l'habitude de manipuler des giga-octets et des téra-octets quand on achète des disques durs pour y stocker nos films et nos musiques piratés. On va donc convertir ce chiffre en téra-octets.
Hypothèse simplificatrice n°5 (elle ne va pas dans notre sens, contrairement aux autres mais est totalement négligeable, croyez-moi), nous allons considérer qu'un kilo-octet ne contient que 1000 octets (et non 1024 comme dans la réalité pour des raisons de puissance de 2 que seuls les geeks prennent en compte), de même un méga-octet sera fixé à 1000 Ko, etc... Donc un téra-octet correspond à 10^12 octets dans notre théorie.
Revenons donc à notre morceau de charbon de 12g (environ 24 bonbons Tic-Tac pour donner une idée du poids). Après toutes nos hypothèses simplificatrices, il contient 10^11 Téra-octets d'informations. Ca fait beaucoup de disques durs de 1To à acheter ça.
L'armée américaine, la NASA, la CIA et les autres (l'humanité toute entière en fait) n'auraient actuellement pas les capacités de stocker sur leurs disques durs autant d'information.
Je répète la conclusion pour ceux qui ont zappé ou qui sont encore abrutis par les calculs:
Tous les disques durs de la Terre mis ensemble n'ont pas une capacité suffisante pour stocker l'information contenue dans quelques grammes de charbon pour barbecue!
Alors bien sûr ce "calcul" n'a strictement aucune valeur. Mais il permet de se rendre compte que même sans aller jusqu'à parler d'esprit humain, d'instinct animal, de fonctionnement bactérien ou quoi que ce soit, on est clairement dépassé par la complexité du monde qui nous entoure, même au niveau le plus simple.
Ps: Il paraît qu'il y a des promos sur l'aspirine à la pharmacie à côté de chez moi. Juste au cas où...
mercredi 22 juillet 2009
Minigratte
Dans la série instruments de musique faits maison, je vous présente la petite dernière. C'est une guitare à 3 cordes fabriquée à partir de matériaux de récupération.

Elle est plutôt mignonne, non?
La caisse est faite à partir d'une boite de Quality Street en métal et le manche est un morceau de bois traversant la caisse et possédant des attaches pour les cordes à chaque extrémité. Les cordes sont des cordes de guitare classique en nylon entouré de métal, les 3 plus graves. La guitare est acordée pour jouer un accord de ré mineur à vide (Ré-Fa-La du plus grave au plus aigu) comme ça il suffit d'utiliser un bottleneck pour jouer tous les accords mineurs et d'ajouter un doigt sur la corde du milieu pour les accords majeurs.
Le système d'accordage est une création personnelle dont je ne suis pas peu fier, d'autant plus qu'il fonctionne très bien. Il est formé par une équerre métallique placée au bout du manche et par trois boulons. En serrant les écrous, on amène les têtes de vis vers l'extrémité du manche et on augmente la tension dans les cordes. Ces pièces sont les seules que j'ai achetées (5 euros pour le tout), le reste de la guitare est entièrement en matériaux récupérés, dans ma cave pour la plupart.

Oui, je suis vraiment fan de mon système d'accordage. En même temps j'ai passé plusieurs heures à réfléchir à ce problème pour trouver une solution simple, fiable et pas chère.
Donc voilà, après une dizaine d'heures de travail dans ma cave, la bête a poussé ses premiers cris aujourd'hui. Et elle miaule très bien pour ce qu'elle est (hihi métaphore filée).
Après plusieurs minutes d'apprentissage, j'ai enregistré quelques sons. Le seul moyen que j'ai trouvé pour les mettre en écoute a été de les intégrer à une vidéo. Voici donc les extraits sonores joués par moi (moins d'une heure de pratique alors indulgence, please) avec en fond une photo inédite parce que c'est mieux qu'un fond noir.
Elle est plutôt mignonne, non?
La caisse est faite à partir d'une boite de Quality Street en métal et le manche est un morceau de bois traversant la caisse et possédant des attaches pour les cordes à chaque extrémité. Les cordes sont des cordes de guitare classique en nylon entouré de métal, les 3 plus graves. La guitare est acordée pour jouer un accord de ré mineur à vide (Ré-Fa-La du plus grave au plus aigu) comme ça il suffit d'utiliser un bottleneck pour jouer tous les accords mineurs et d'ajouter un doigt sur la corde du milieu pour les accords majeurs.
Le système d'accordage est une création personnelle dont je ne suis pas peu fier, d'autant plus qu'il fonctionne très bien. Il est formé par une équerre métallique placée au bout du manche et par trois boulons. En serrant les écrous, on amène les têtes de vis vers l'extrémité du manche et on augmente la tension dans les cordes. Ces pièces sont les seules que j'ai achetées (5 euros pour le tout), le reste de la guitare est entièrement en matériaux récupérés, dans ma cave pour la plupart.
Oui, je suis vraiment fan de mon système d'accordage. En même temps j'ai passé plusieurs heures à réfléchir à ce problème pour trouver une solution simple, fiable et pas chère.
Donc voilà, après une dizaine d'heures de travail dans ma cave, la bête a poussé ses premiers cris aujourd'hui. Et elle miaule très bien pour ce qu'elle est (hihi métaphore filée).
Après plusieurs minutes d'apprentissage, j'ai enregistré quelques sons. Le seul moyen que j'ai trouvé pour les mettre en écoute a été de les intégrer à une vidéo. Voici donc les extraits sonores joués par moi (moins d'une heure de pratique alors indulgence, please) avec en fond une photo inédite parce que c'est mieux qu'un fond noir.
Voilà, c'était la dernière création des vacances, probablement la plus complexe à moins que je sois pris d'une idée encore plus bizarre une fois revenu à la fin du mois d'août.
lundi 20 juillet 2009
Poubelle-basse
Mais de quoi s'agit-il?
D'une poubelle?
D'une basse?
Des deux?
En fait, rien de tout cela.
Une poubelle-basse n'est plus une poubelle puisqu'elle ne peut être utilisée de cette manière.
Une poubelle-basse n'est pas une basse et ne l'a jamais été.
Mais alors, qu'est-ce qu'une poubelle-basse?
Une poubelle-basse, c'est le monstre de Frankenstein de la musique. C'est le résultat du croisement d'une poubelle, d'un manche en bois et d'une corde à linge.
En fait, une poubelle-basse c'est ça:

Selon certains, il paraît que c'est un instrument de musique.
J'ai fabriqué celle-ci la semaine dernière à partir du matériel trouvé dans le garage des vacances et de 2 mètres de cordelette qui m'ont coûté 1 euro (bon en fait un peu plus parce que j'ai testé différentes tailles de corde).
Le principe de fonctionnement est très simple. La corde est attachée d'une part au manche (à l'aide d'un petit clou) et d'autre part au fond de la poubelle (à l'aide d'un petit trou et d'un petit bout de bois pour la bloquer en dessous). Le manche possède une encoche à sa base pour s'intégrer dans le rebord de la poubelle, comme représenté sur la photo suivante.

Pour en jouer, on prend un petit support pour que la poubelle ne soit pas totalement collée au sol (ça permet de faire sortir le son), on place un pied sur le haut de la poubelle et une main tient le manche. Ensuite, il suffit de gratter la corde tout en faisant varier la hauteur de la note obtenue en tirant plus ou moins sur le manche pour modifier la tension.
Sur le papier, c'est enfantin.
Dans la réalité, il faut se battre un peu et faire pas mal travailler son oreille pour saisir les bonnes notes. Au bout de quelques heures de pratique, je pouvais jouer "Au clair de la Lune" et "Seven Nation Army" des White Stripes.
Le son est évidemment pas terrible mais plutôt surprenant pour du matériel aussi pourri. Et quelquefois, certaines notes sonnent presque contrebasse (bas de gamme en plastique mais quand même). J'avais fait un enregistrement (avec mon mp3 pourri) de mon interprétation magnifique de "Au clair de la Lune" mais le son est vraiment foireux et mon logiciel de montage audio veut pas me le lire donc ça sera pour quand les problèmes techniques seront résolus.
Voilà, les experts utilisent ça en groupe (le bassiste des Fils de Teuhpu en avait sorti une lors d'un concert et l'avait bien fait sonner), personnellement il faudra attendre un peu.
N'empêche que ça reste un petit truc marrant à fabriquer et pas trop long (moins d'une heure, c'est surtout l'encoche qui était un peu compliquée à réaliser).
Le saviez-vous?
Quand la caisse de résonnance de ce genre d'instrument est réalisée à l'aide d'une bassine métallique, cela s'appelle une contrebassine...
D'une poubelle?
D'une basse?
Des deux?
En fait, rien de tout cela.
Une poubelle-basse n'est plus une poubelle puisqu'elle ne peut être utilisée de cette manière.
Une poubelle-basse n'est pas une basse et ne l'a jamais été.
Mais alors, qu'est-ce qu'une poubelle-basse?
Une poubelle-basse, c'est le monstre de Frankenstein de la musique. C'est le résultat du croisement d'une poubelle, d'un manche en bois et d'une corde à linge.
En fait, une poubelle-basse c'est ça:
Selon certains, il paraît que c'est un instrument de musique.
J'ai fabriqué celle-ci la semaine dernière à partir du matériel trouvé dans le garage des vacances et de 2 mètres de cordelette qui m'ont coûté 1 euro (bon en fait un peu plus parce que j'ai testé différentes tailles de corde).
Le principe de fonctionnement est très simple. La corde est attachée d'une part au manche (à l'aide d'un petit clou) et d'autre part au fond de la poubelle (à l'aide d'un petit trou et d'un petit bout de bois pour la bloquer en dessous). Le manche possède une encoche à sa base pour s'intégrer dans le rebord de la poubelle, comme représenté sur la photo suivante.
Pour en jouer, on prend un petit support pour que la poubelle ne soit pas totalement collée au sol (ça permet de faire sortir le son), on place un pied sur le haut de la poubelle et une main tient le manche. Ensuite, il suffit de gratter la corde tout en faisant varier la hauteur de la note obtenue en tirant plus ou moins sur le manche pour modifier la tension.
Sur le papier, c'est enfantin.
Dans la réalité, il faut se battre un peu et faire pas mal travailler son oreille pour saisir les bonnes notes. Au bout de quelques heures de pratique, je pouvais jouer "Au clair de la Lune" et "Seven Nation Army" des White Stripes.
Le son est évidemment pas terrible mais plutôt surprenant pour du matériel aussi pourri. Et quelquefois, certaines notes sonnent presque contrebasse (bas de gamme en plastique mais quand même). J'avais fait un enregistrement (avec mon mp3 pourri) de mon interprétation magnifique de "Au clair de la Lune" mais le son est vraiment foireux et mon logiciel de montage audio veut pas me le lire donc ça sera pour quand les problèmes techniques seront résolus.
Voilà, les experts utilisent ça en groupe (le bassiste des Fils de Teuhpu en avait sorti une lors d'un concert et l'avait bien fait sonner), personnellement il faudra attendre un peu.
N'empêche que ça reste un petit truc marrant à fabriquer et pas trop long (moins d'une heure, c'est surtout l'encoche qui était un peu compliquée à réaliser).
Le saviez-vous?
Quand la caisse de résonnance de ce genre d'instrument est réalisée à l'aide d'une bassine métallique, cela s'appelle une contrebassine...
dimanche 5 juillet 2009
Le fil est magique
Et une nouvelle journée occupée par n'importe quoi!
285 images, une heure trente de prise de vue et autant de montage et bande son.
Pour 23 secondes de film...
Le scénario est librement inspiré des nouvelles aventures de Jo le bonhomme (BD by Yuko).
Et le résultat est là:
Les chaussures jaunes sont très utiles en plus d'être magnifiques. Parce que le bonhomme, ben il tient pas en équilibre tout seul. Et surtout qu'il doit des fois tenir des poses compliquées. Donc ses chaussures sont jaunes tout simplement parce qu'elles sont en patafix, comme ça il peut tenir dans n'importe quelle position...
285 images, une heure trente de prise de vue et autant de montage et bande son.
Pour 23 secondes de film...
Le scénario est librement inspiré des nouvelles aventures de Jo le bonhomme (BD by Yuko).
Et le résultat est là:
Les chaussures jaunes sont très utiles en plus d'être magnifiques. Parce que le bonhomme, ben il tient pas en équilibre tout seul. Et surtout qu'il doit des fois tenir des poses compliquées. Donc ses chaussures sont jaunes tout simplement parce qu'elles sont en patafix, comme ça il peut tenir dans n'importe quelle position...
mardi 30 juin 2009
Le fil
Hier, j'étais à une exposition sur Kandinsky et Calder au centre Pompidou avec Elle. Allez y faire un tour, c'est très sympa et ça ferme dans pas trop longtemps je crois.
Bon pour Kandinsky, je pense qu'il est inutile de faire un dessin, il est suffisamment connu. Les toiles exposées sont très sympathiques (mention spéciale aux Formes Capricieuses, affichée ci-dessous) et permettent de jouer à "Et toi tu vois quoi?" comme pour les nuages.

Alexander Calder, lui, est un artiste américain qui sculptait/dessinait avec du fil de fer. C'est un peu à mi chemin entre la 1D d'un trait de crayon et la 3D d'une ossature métallique. C'est à voir également.
Enfin bref, toujours est-il qu'en me levant ce matin j'ai eu envie d'animer un petit bonhomme en fil de fer. Et comme j'avais une journée de libre devant moi, ben je l'ai fait. Je vous présente donc la star du jour, dans son joli costume/corps en fil de fer recouvert de plastique vert (oui j'ai pris ce que j'avais à disposition).

Comme vous pouvez le voir j'ai toujours été très doué en anatomie!
Ensuite est venu le moment de l'animation. C'est de l'image par image (12 par seconde). J'ai mis environ 35 minutes pour les prises de vue (sans compter la mise en place et avec une animation grossière faite un peu beaucoup au hasard) et j'ai 112 images différentes pour à peine 10 secondes de film.
J'ai ensuite bataillé quelques heures avec le logiciel de montage qui faisait un peu n'importe quoi (oui bon d'accord en fait c'est moi qui maîtrise pas le truc je sais, mais c'est pareil).
Et les bruitages ont été faits en 30 minutes avec ma guitare, mes mains et un micro.
Et voilà le résultat, tadaaaa:
Bon pour Kandinsky, je pense qu'il est inutile de faire un dessin, il est suffisamment connu. Les toiles exposées sont très sympathiques (mention spéciale aux Formes Capricieuses, affichée ci-dessous) et permettent de jouer à "Et toi tu vois quoi?" comme pour les nuages.

Alexander Calder, lui, est un artiste américain qui sculptait/dessinait avec du fil de fer. C'est un peu à mi chemin entre la 1D d'un trait de crayon et la 3D d'une ossature métallique. C'est à voir également.
Enfin bref, toujours est-il qu'en me levant ce matin j'ai eu envie d'animer un petit bonhomme en fil de fer. Et comme j'avais une journée de libre devant moi, ben je l'ai fait. Je vous présente donc la star du jour, dans son joli costume/corps en fil de fer recouvert de plastique vert (oui j'ai pris ce que j'avais à disposition).
Comme vous pouvez le voir j'ai toujours été très doué en anatomie!
Ensuite est venu le moment de l'animation. C'est de l'image par image (12 par seconde). J'ai mis environ 35 minutes pour les prises de vue (sans compter la mise en place et avec une animation grossière faite un peu beaucoup au hasard) et j'ai 112 images différentes pour à peine 10 secondes de film.
J'ai ensuite bataillé quelques heures avec le logiciel de montage qui faisait un peu n'importe quoi (oui bon d'accord en fait c'est moi qui maîtrise pas le truc je sais, mais c'est pareil).
Et les bruitages ont été faits en 30 minutes avec ma guitare, mes mains et un micro.
Et voilà le résultat, tadaaaa:
Oui, je suis d'accord, le tadaaaa était de trop.
Enfin voilà, ceci était ma création du jour. J'ai encore d'autres idées de scénario, j'en ferai sûrement quelques uns en plus et le jour où j'aurai fabriqué plusieurs acteurs fils de fer, je ferai un remake de Star Wars.
Enfin voilà, ceci était ma création du jour. J'ai encore d'autres idées de scénario, j'en ferai sûrement quelques uns en plus et le jour où j'aurai fabriqué plusieurs acteurs fils de fer, je ferai un remake de Star Wars.
mardi 23 juin 2009
Pensées diverses
"De toute façon on est toujours tout seul." C'est incroyable ce qu'il avait raison mon prof de philo.
Depuis l'enfance cette impression d'être un escroc partout, de n'avoir jamais rien mérité.
Il y a une semaine, je riais de Cioran en commençant "De l'inconvénient d'être né". Maintenant je le comprends. L'écriture est exutoire, les maux deviennent mots. La lecture, c'est l'inverse.
Toujours, en permanence la pire des interrogations "Est-ce réel?". Et toujours la même réponse, la seule valable, indétrônable "Peut-être".
Il suffit qu'un piano joue des accords mineurs et des intervalles courts pour qu'on ait tous envie de pleurer comme des madeleines. "Manipulé, moi? Jamais!"
Il n'y a rien de plus illusoire que la liberté. Qui peut sans mentir prétendre "Je suis libre"? On aime trop nos chaînes, nos aliénations petites ou grandes. On accuse l'État ou bien la société de limiter notre liberté. Mais mon premier geôlier, c'est moi-même.
On a tous nos drogues. On a tous besoin d'une échappatoire, d'une source de plaisir direct sans intermédiaire, même si l'on doit s'en rendre dépendant et y laisser une part de nous-même à chaque fois. Putain d'endorphines.
Il est impossible de discuter avec des croyants. Que peut-on répondre à "Je le sais parce que j'y crois"?
A de multiples occasions, la forte tentation de l'existence d'un dieu. Puis le sentiment que c'est finalement beaucoup plus marrant et logique sans.
L'écriture dilue la douleur. Elle divertit l'esprit, le force à se concentrer sur les mots, la forme, l'expression plutôt que sur le sentiment lui-même.
Cherche désespérément à éviter la spécialisation. Je veux m'intéresser à tout, tout connaître, tout comprendre. Mais seulement si peu de temps.
Je sais que la perfection m'ennuierait. Mais qu'est-ce que je la recherche...
Je me surprends des fois à souhaiter être né idiot.
C'est quand on regarde les pubs sans le son à la télé qu'on peut apprécier le travail sur l'image, les couleurs... C'est l'art au service de la manipulation. C'est beau.
La tentation parfois de proclamer que je suis unique. Unique au milieu d'uniques, comme un zèbre au milieu d'un troupeau de zèbres.
Qu'est-ce qui m'attire dans la musique? Le fait de ne pas savoir ce qui m'attire dans la musique.
Au fur et à mesure des réflexions, l'impossibilité de plus en plus flagrante de prendre position. La réflexion tue l'action, tue l'instinct. Toutes les activités de l'homme sont animales et pas réfléchies.
J'ai l'impression que les chats nous narguent, nous regardent de haut. Comme s'ils avaient saisi un élément primordial du monde qui nous aurait échappé en chemin.
Tant de questions posées, un univers de questions et, au delà, d'autres questions. Même les réponses sont des questions.
Certains trouvent rassurant l'existence du Big Bang, d'un début à l'univers. Ils ne doivent pas avoir saisi que le Big Bang est la création de l'espace et du temps eux mêmes. L'image d'une tête d'épingle qui s'étend est répandue. Oui mais, il s'étend dans quoi? L'espace lui même est une création du Big Bang. Et qu'y avait-il avant le Big Bang? La réponse n'est pas "rien". C'est beaucoup plus complexe et absurde que ça. On ne peut même pas parler de "avant" ni même de "temps". Personnellement, ça m'angoisserait moins que l'on me dise que l'univers existe depuis toujours et qu'il ne s'étend pas. Un univers fixe et immuable est tellement moins source d'interrogations.
Depuis l'enfance cette impression d'être un escroc partout, de n'avoir jamais rien mérité.
Il y a une semaine, je riais de Cioran en commençant "De l'inconvénient d'être né". Maintenant je le comprends. L'écriture est exutoire, les maux deviennent mots. La lecture, c'est l'inverse.
Toujours, en permanence la pire des interrogations "Est-ce réel?". Et toujours la même réponse, la seule valable, indétrônable "Peut-être".
Il suffit qu'un piano joue des accords mineurs et des intervalles courts pour qu'on ait tous envie de pleurer comme des madeleines. "Manipulé, moi? Jamais!"
Il n'y a rien de plus illusoire que la liberté. Qui peut sans mentir prétendre "Je suis libre"? On aime trop nos chaînes, nos aliénations petites ou grandes. On accuse l'État ou bien la société de limiter notre liberté. Mais mon premier geôlier, c'est moi-même.
On a tous nos drogues. On a tous besoin d'une échappatoire, d'une source de plaisir direct sans intermédiaire, même si l'on doit s'en rendre dépendant et y laisser une part de nous-même à chaque fois. Putain d'endorphines.
Il est impossible de discuter avec des croyants. Que peut-on répondre à "Je le sais parce que j'y crois"?
A de multiples occasions, la forte tentation de l'existence d'un dieu. Puis le sentiment que c'est finalement beaucoup plus marrant et logique sans.
L'écriture dilue la douleur. Elle divertit l'esprit, le force à se concentrer sur les mots, la forme, l'expression plutôt que sur le sentiment lui-même.
Cherche désespérément à éviter la spécialisation. Je veux m'intéresser à tout, tout connaître, tout comprendre. Mais seulement si peu de temps.
Je sais que la perfection m'ennuierait. Mais qu'est-ce que je la recherche...
Je me surprends des fois à souhaiter être né idiot.
C'est quand on regarde les pubs sans le son à la télé qu'on peut apprécier le travail sur l'image, les couleurs... C'est l'art au service de la manipulation. C'est beau.
La tentation parfois de proclamer que je suis unique. Unique au milieu d'uniques, comme un zèbre au milieu d'un troupeau de zèbres.
Qu'est-ce qui m'attire dans la musique? Le fait de ne pas savoir ce qui m'attire dans la musique.
Au fur et à mesure des réflexions, l'impossibilité de plus en plus flagrante de prendre position. La réflexion tue l'action, tue l'instinct. Toutes les activités de l'homme sont animales et pas réfléchies.
J'ai l'impression que les chats nous narguent, nous regardent de haut. Comme s'ils avaient saisi un élément primordial du monde qui nous aurait échappé en chemin.
Tant de questions posées, un univers de questions et, au delà, d'autres questions. Même les réponses sont des questions.
Certains trouvent rassurant l'existence du Big Bang, d'un début à l'univers. Ils ne doivent pas avoir saisi que le Big Bang est la création de l'espace et du temps eux mêmes. L'image d'une tête d'épingle qui s'étend est répandue. Oui mais, il s'étend dans quoi? L'espace lui même est une création du Big Bang. Et qu'y avait-il avant le Big Bang? La réponse n'est pas "rien". C'est beaucoup plus complexe et absurde que ça. On ne peut même pas parler de "avant" ni même de "temps". Personnellement, ça m'angoisserait moins que l'on me dise que l'univers existe depuis toujours et qu'il ne s'étend pas. Un univers fixe et immuable est tellement moins source d'interrogations.
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